Vertigineux !

Ces dernières semaines, un certain nombre de Français ont pris des vacances pour aller à la montagne. Il faut dire qu’il y a beaucoup de possibilités en France. Il y en a pour tous les goûts: petites ou grandes stations, ambiance familiale ou plus sportive. Alors, dès que l’hiver revient, Romain a du mal à résister à l’appel de la neige ! Il a attrapé le virus quand il était petit ! Tous les ans, il s’organise donc pour avoir le budget pour s’offrir au moins une semaine sur les pistes en février. Cette année, il est retourné à Tignes. Très grande station, très bien équipée. Mais parfois, il y a des petits ratés… C’est ce qu’il raconte aujourd’hui.


  • Transcription:
    A: Anne / R: Romain

    A: Bon je sais que les vacances (1) sont déjà un peu loin pour toi mais quand même, ça devait être bien, non, tes vacances à Tignes (2) !
    R: Oui, je suis parti au début du mois de février.
    A: Oui. Pour skier.
    R: Une semaine au ski (3), oui.
    A: Et alors, c’était de la bonne neige, du beau temps ?
    R: Oui, la neige était… elle était excellente. Il a neigé deux jours mais le reste du temps, c’était un beau soleil. Donc on a eu de la chance.
    A: D’accord. Et alors, tout s’est bien passé ?
    R: Bah, tout s’est bien passé. On a eu un petit incident sur le téléphérique de la Grande Motte.
    A: Oh !
    R: Donc c’est le téléphérique qui permet d’accéder au… au sommet du domaine skiable (4), donc à… sur le glacier à 3456 mètres d’altitude.
    A: Oui, oui, c’est… c’est une grosse cabine.
    R: Oui, voilà, c’est des cabines qui… C’est une grosse cabine qui prend plus de 100 personnes, je pense, 115 personnes.
    A: Oh ! Quelle horreur !
    R: Et donc, ce qui s’est passé, c’est qu’on est… donc on est rentré tous. Mais c’est vrai qu’on… J’avais l’impression qu’on était plus que d’habitude, parce que j’ai l’habitude de le prendre régulièrement. Et c’est vrai que là, on était quand même très serrés, par rapport à d’habitude.
    A: C’était bizarre.
    R: Voilà, c’était bizarre. Et donc la… la cabine a démarré, et puis au bout de… de quelques minutes, c’est… elle s’est arrêtée brutalement.
    A: En plein milieu de… rien ?
    R: Voilà, en plein milieu, en plein milieu, au-desssus du vide.
    A: Ah ! Mais c’est… c’est très, très haut, non !
    R: Oui, et puis ça s’est mis à balancer (4).
    A: Ah oui !
    R: Et donc…
    A: A cause du vent ? A cause de quoi ?
    R: Non, non, c’est pas le vent. C’est qu’elle s’est arrêtée brusquement, donc avec la vitesse, elle s’est…
    A: Ouh ! Ça doit faire un choc, ça !
    R: Ça a balancé. Et puis, le… donc le… parce qu’ il y a un pilote à l’intérieur qui…
    A: Qui commande tout ça.
    R: Qui commande, voilà, qui commande la cabine… nous a dit qu’en fait, on était trop chargé. Donc il y avait trop de personnes à bord. Donc on devait retourner au point de départ à vitesse très réduite.
    A: Non… Quelqu’un doit sauter !
    R: Voilà !
    A: C’est vrai ? C’était… Elle était surchargée.
    R: Voilà, elle était surchargée. Donc on est revenu à la gare de départ à vitesse réduite.
    A: Ah oui… Ça doit être assez impressionnant, quand même, non ?
    R: Oui, puis ensuite, il a fait descendre quelques personnes… Une… Cinq, cinq, six personnes. Mais il y a d’autres personnes donc qui étaient plus au fond de la cabine qui se sont mises à… à paniquer, qui voulaient descendre, alors que la cabine était déjà repartie…
    A: Ah !
    R: Et qui se sont mis à faire un malaise (6)…
    A: Les pauvres !
    R: … à l’intérieur.
    A: Ah oui ?
    R: Donc là, il a relancé un arrêt d’urgence.
    A: A cause des gens ?
    R: A cause des gens, oui. On est encore revenu à la gare de départ et là, il a fait sortir les… les gens qui étaient…
    A: Qui se sentaient mal.
    R: Voilà, qui se sentaient mal.
    A: Quelle aventure ! Et après, toi, qu’est-ce que tu as fait, alors?
    R: Bah, nous, on est aussi descendu du coup (7), parce que bon, après… Ça commençait à traîner (8). Et puis c’est vrai que…
    A: Deux fois comme ça !
    R: Oui, voilà.
    A: Puis on dit « Jamais deux sans trois »! (9)
    R: Oui, voilà ! Donc on est sorti, puis on est allé faire d’autres pistes (10) ailleurs.
    A: Ah bon, d’accord. Et tu l’as repris, après, ce téléphérique ?
    R: Oui, oui, je l’ai repris après. Il y a… Il y a pas eu de problèmes.
    A: Oui, oui, et c’est ça, tu avais vraiment l’impression que là, ils avaient fait une erreur, enfin…
    R: Oui, c’est… parce que normalement, le… le nombre de personnes est… Enfin ils comptent le nombre de personnes au moment où on embarque avec des portes… avec des… des tourniquets.
    A: Automatiques, là, ouais.
    R: Voilà, des tourniquets automatiques.
    A: Quand tu passes, ça compte, oui.
    R: Qui sont… enfin qui se bloquent dès que le nombre de personnes maximal est atteint. Et là, c’est vrai que j’ai l’impression qu’il y a eu un problème dans ces… ces tourniquets.
    A: Oui, ça n’a pas fonctionné normalement.
    R: Il y a trop de monde (11) qui s’est… qui est passé.
    A: Bon ! Ouh là, là ! Ça doit être impressionnant, quand même parce que… !
    R: Ah oui, c’est… c’est haut au-dessus du sol.
    A: C’est vertigineux (12). Oui. Bon. Vive le ski !
    R: Oui !

    Quelques explications:
    1. les vacances: les Français prennent souvent des vacances en hiver pour aller à la montagne par exemple.
    2. Tignes: une des plus grandes stations de ski en France, dans les Alpes. Le domaine skiable s’étend sur les stations de Tignes et de Val d’Isère.
    3. une semaine au ski: le ski, c’est un sport. Mais on dit souvent qu‘on va au ski, qu’on a passé une semaine au ski, comme si c’était un lieu. Evidemment, si on ne skie pas, on dit qu’on va à la montagne, ou à la neige.
    4. le domaine skiable: c’est l’ensemble des pistes dans une station de ski.
    5. balancer: on peut dire aussi « se balancer« : La cabine a commencé à se balancer.
    6. faire un malaise: se sentir mal. On dit aussi : avoir un malaise.
    7. du coup: donc, par conséquent (plus familier que « par conséquent« , qui est d’un style assez soutenu)
    8. ça commençait à traîner: ça devenait vraiment trop long, à prendre trop de temps.
    9. Jamais deux sans trois: c’est un proverbe basé sur la croyance que quelque chose qui s’est déjà produit deux fois a de grandes chances d’arriver une troisième fois.
    10. faire d’autres pistes: skier sur d’autres pistes. On utilise souvent le verbe « faire » dans ce contexte: j’ai fait une piste noire.
    11. trop de monde: c’est plus naturel de dire ça que « trop de personnes ». C’est la même chose avec: beaucoup de monde / peu de monde. Pensez à utiliser le mot « monde » dans ces expressions.
    12. vertigineux: qui donne le vertige. Quand on regarde en bas, on a le vertige.

    Télécharger: Vertigineux – France Bienvenue

    Et sur francebienvenue2, vous pouvez vous plonger dans l’ambiance des compétitions de ski avec les descendeurs de l’équipe de France.

    Publicités

    Étiquettes : , ,

    Ecrire un commentaire

    Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

    Logo WordPress.com

    Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

    Image Twitter

    Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

    Photo Facebook

    Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

    Photo Google+

    Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

    Connexion à %s

    %d blogueurs aiment cette page :