Envie de changement !

Vanessa a commencé à travailler il y a quelques années. Mais on dirait qu’elle rêve de changement. Alors comment s’y prendre pour s’épanouir dans son travail ?
C’est ce qu’elle a expliqué à Mélinda. Reconversion professionnelle en vue et nouvelle vie à l’horizon. Bonne chance, Vanessa !

Transcription:
M : Mélinda / V : Vanessa

M : Bonjour Vanessa !
V : Bonjour Méline.
M : Alors, dis-moi, qu’est-ce que tu me fais ?
V : Une manucure.
M : Ah bon, et tu as appris ça où ?
V : J’ai suivi une formation (1) d’une semaine.
M : Ah, où ça ?
V : Dans un centre de formation en coiffure et esthétique.
M : Mais, dis-moi, tu as passé un peu l’âge de… d’être en pleine poursuite d’études (2).
V :Oui, mais c’est dans le cadre d’une reconversion professionnelle.
M : Ah bon ! Et en ce moment, tu fais quoi ?
V : Je suis en… agent de facturation (3) dans une société. Et voilà, je souhaitais me reconvertir (4) parce que je suis actuellement en poste pour tout ce qui est facturation, relance clients, tout ça. Et je commence à m’en lasser (5) en fait.
M : Ah oui, c’est très répétitif. Ça fait combien de temps que tu fais ça ?
V : Ça fait bientôt six ans.
M : Et tout ce qui est ongles, esthétique, coiffure, ça a toujours été quelque chose que tu apprécies ou c’est vraiment venu d’un coup ?
V : Ça a toujours été quelque chose que j’apprécie. Bon, à la base c’est la coiffure et, puis, pour un complément, j’ai voulu tester les… l’onglerie, voilà.
M : Une semaine, c’est assez court quand même ! Tu as pu voir tout ce qu’il y avait à voir ?
V : Alors, on a pu voir tout ce qu’il y avait à voir mais on l’a survolé (6) en fait. On a tout vu mais en survolant tout. Mais, bon, comme on dit, le … ça se fait tout sur le tas (7) en fait. On apprend tout en faisant et avec la durée.
M : D’accord. En fait, tu as instauré les bases et maintenant …
V : Voilà.
M : Voilà. C’est à toi de t’épanouir. C’est pas trop dur de faire ça en parallèle avec… bah… son travail initial ?
V : C’est un peu fatigant, parce que c’est pas du tout le même travail. L’onglerie, c’est quand même assez physique et sinon… sinon, non. Quand on aime faire quelque chose, c’est pas contraignant.
M : Et tu comptes faire ça à plein temps plus tard ?
V : A plein temps, non. Je compte bien, par contre, cumuler avec la coiffure en fait.
M : Les deux ensemble.
V : Les deux ensemble.
M : Et la coiffure, ça serait plutôt à plein temps ?
V : Oui, à plein temps.
M : Et ça te fait pas trop peur, du coup, bah… Tu vas devoir, du coup, en fait, quitter ton travail ?
V : Non, pas du tout, parce que je sais que derrière, il y a un fort marché potentiel, que j’aurai ma clientèle et que… et que, dans tous les cas, au niveau du salaire, je veux dire je suis pas perdante du tout. Financièrement, je serai pas perdante parce que… parce que je… je gagne pas des mille et des cents (8) sur mon poste actuel. Et que, même si un jour, je veux retourner dans le secrétariat, je sais que mon domaine est très varié et que je retournerai facilement dans le secrétariat.
M : Tu as pas une petite appréhension ?(9)
V : Oui, mais j’ai la chance d’avoir… d’avoir un époux (10)
qui derrière, assumera, s’il le faut, nos obligations. Donc, je sais qu’il m’épaulera (11) pour que j’arrive au but de ce que je veux faire plus tard.
M : Et qu’est-ce que tu conseillerais à toutes ces personnes, là, qui sont dans un poste qui les stimule plus et qui aimeraient bien se lancer (12) et qui hésitent encore ?
V : De se lancer. De le faire parce qu’on a qu’une vie et que maintenant, on sait même pas si … si on va avoir une bonne retraite. Donc autant faire ce qu’on aime jusqu’au bout.
M : C’est un peu la conjoncture économique de ces temps-ci qui te pousse aussi à faire ça ?
V : Oui, sincèrement, on n’a plus envie, en fait, de travailler. Pour ce qu’on paye en impôts, pour ce qu’on gagne, on n’a plus envie de se … se donner autant et qu’on nous le rende aussi mal. Donc, on n’a plus envie.
M : Maintenant, du coup, tant qu’à faire, tu préfères faire quelque chose qui te plaît vraiment en fait ?
V : Voilà, exactement. Faire un truc qui me plaît, un truc qui me motive, voilà. Me dire que… pétard (13), j’ai encore quarante ans à bosser ! Mais voilà, quoi. Que tous les jours, j’aimerais … Je me lève pour faire un truc que j’aime.
M : Oui, mais tu te dis pas qu’à quarante ans… enfin, faire… enfin, tu l’as dit, l’onglerie c’est … la coiffure, c’est assez physique. Tu as pas peur qu’à quarante, cinquante ans, tu en peux (14) plus ?
V : C’est pas une fatalité (15) ! Après, si j’ai envie, je pourrai rechanger de travail, il y a pas… Je pense que ça bouge énormément (16) en ce moment. Je connais personne, en tout cas de mon âge, qui souhaite rester dans la même boîte (17) pendant trente ans, Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années, hein. Les gens d’une autre époque, de l’époque de nos parents, eux, dès qu’ils ont une place, ils y restent pendant trente ans. Mais là, actuellement, je connais personne dans ce cas-là. Je connais beaucoup même de monde qui s’expatrie justement pour bien gagner leur vie, pour bien, bien mettre de côté financièrement pour justement avoir une meilleure vie après. Donc… ça, je m’inquiète pas pour le futur.
M : Après, toi, de ce que je comprends, en fait, pour toi , avoir une meilleure vie, c’est faire ce qui te plaît.
V : C’est faire ce qui me plaît et puis de… Moi, avoir une belle vie, c’est de faire ce qu’on aime et de pouvoir gagner bien sa vie, avec ce qu’on aime.
M : Bah écoute, bonne chance à toi!
V : Merci.
M : Et voilà, c’était Vanessa et sa reconversion professionnelle.

Des explications
1. une formation : des cours, un stage pour apprendre un métier, acquérir de nouvelles compétences. On dit qu’on suit une formation, qu’on est en formation.
2. Être en poursuite d’études : continuer ses études après l’obtention d’un premier diplôme auquel on pourrait s’arrêter. On dit aussi qu’on fait une poursuite d’études.
3. La facturation : c’est établir les factures que devront payer les clients et suivre leur encaissement.
4. Se reconvertir : c’est changer de métier.
5. Se lasser de quelque chose : en avoir assez, ne plus y trouver d’intérêt.
6. Survoler quelque chose : ne pas approfondir, voir tout mais pas en détail.
7. Apprendre sur le tas : cette expression signifie qu’on apprend quelque chose par la pratique, sur le terrain, pas par des cours complets.
8. Ne pas gagner des cents et des mille (ou l’inverse) : ne pas avoir un salaire élevé
9. avoir une petite appréhension : avoir un peu peur. On dit aussi qu’on appréhende un peu.
10. Un époux : un mari
11. épauler quelqu’un : aider quelqu’un, le soutenir
12. se lancer : oser commencer à faire quelque chose
13. Pétard ! : c’est une exclamation. En fait, c’est la version polie de « Putain ! »
14. Il faudrait dire : que tu n’en puisses plus (au subjonctif). Mélinda se demande si Vanessa ne sera pas trop fatiguée plus tard pour faire ce métier. Je n’en peux plus = Je suis très fatigué (physiquement ou moralement) et donc je ne peux pas continuer.
15. Ce n’est pas une fatalité : cette expression signifie que les choses peuvent changer, que la situation n’est pas bloquée pour toujours.
16. Ça bouge : les choses changent, évoluent.
17. une boîte : en argot, c’est une entreprise, une société.

La reconversion professionnelle de Vanessa – France Bienvenue

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