Un compagnon à quatre pattes

Cette semaine, Laëtitia interroge Mélodie sur son quotidien avec son chien.
Être étudiant en ayant un chien, est-ce compatible ? C’est qu’un chien, il faut s’en occuper !
Et vous, êtes-vous plutôt chien ou chat ?

Transcription:
M: Mélodie / L: Laëtitia

M : Salut (1) tout le monde, c’est Mélodie et Laëtitia.
L : Salut !
M : Aujourd’hui, donc on voulait parler un peu de nos animaux de compagnie. Donc comme je vous l’ai dit dans la première vidéo, j’ai un chien. Voilà. Et ceux du groupe de France Bienvenue donc voudraient savoir comment ça se passe, ce genre de choses. Là, pour l’instant, je suis avec Laëtitia. Donc voilà, elle avait deux-trois questions à me poser.
L : Oui, oui, en effet (2). Bah déjà (3), tu es sur (4) Marseille tout le temps ou tu es ailleurs déjà (5) ? Je me souviens plus.
M : Non. Alors la semaine, je suis à côté de l’IUT, dans une espèce de petite… une espèce d’appartement, un rez-de-chaussée de maison en fait, et le reste du temps, donc le week-end et pendant les vacances scolaires, je suis chez mes parents à Fos-sur-Mer. C’est à peu près à une heure de route d’ici et mon chien vient avec moi.
L : D’accord. Du coup, tu as ton chien avec toi…
M : Quasiment tout le temps, ouais. Ouais, ouais, Il me suit. Des fois avec mon copain, on essaie de faire un week-end sur deux, c’est lui qui l’a chez ses parents et l’autre week-end chez moi. Enfin, ça dépend aussi, parce que des fois, comme j’ai des partiels (6), bon, j’ai pas forcément le temps de le sortir.
L : C’est sûr.
M : Et donc du coup, bah c’est lui qui le prend et c’est lui qui le sort, quoi.
L : D’accord.
M : On s’arrange (7).
L : Du coup, ouais, il t’accompagne pour faire tes devoirs un peu ?
M : Ouais ! Bah en fait, il… C’est un cocker anglais, donc c’est des chiens… enfin… de base de chasse, qui ont besoin de beaucoup sortir, beaucoup se dépenser. Mais le mien, ça va… enfin, on le sort peut-être en gros une heure et demie par jour en tout comptant (8) et bah le reste du temps, il fait un peu la pantoufle (9), quoi ! Il est allongé par terre, il nous regarde. Des fois, il arrive et il pose sa tête sur mon genou pendant que je suis en train de travailler et je dis bon bah d’accord, je lui fais deux, trois grattouilles (10), puis il repart se coucher, tu vois. Donc, franchement non, c’est… il m’embête… il me gêne vraiment pas (11), quoi.
L : D’accord. Ouais, c’est adorable.
M : Ouais, bah c’est sympa, ouais. C’est pour ça que je l’ai pris, quoi.
L : C’est sûr. Mais tu l’as pris… Tu l’as acheté, ou… ?
M : Ouais, je l’ai acheté, ouais. Bah au début, on avait pensé à adopter des chiens, parce qu’il y en a pas mal. Et c’est vrai qu’on s’est vite heurté au problème de dire bah on sait pas trop comme les chiens vont réagir aux appartements. Parce que là, bon, on a un rez-de-maison, donc ça va. On a une espèce de grande véranda, où on lui laisse ouvert, bah du coup, il a un peu accès à l’extérieur. Mais avant, là, où on était, on est resté pendant deux ans, c’est vraiment un appart (12), quoi, un appart avec un tout petit balcon et puis on s’est dit, si on prend un chien qui est pas habitué à l’appartement…
L : C’est sûr !
M : … Il va tout nous ruiner, quoi, surtout que c’était une résidence étudiante, donc voilà, c’était pas du tout à nous, c’était même pas prêté par quelqu’un avec qui on pouvait s’arranger, donc on voulait vraiment pas, voilà. Puis même, c’est sympa quand même d’avoir un chiot.
L : Ouais, il est tout mignon !
M : Voilà, c’est ça. Ça grandit mais bon, c’est ça.
L : Et pourquoi un cocker anglais, du coup ?
M : Bah parce que j’ai beaucoup, beaucoup d’amis à moi qui ont des malinois, qui ont des staffs même. C’est des chiens qui sont sympas franchement, moi j’aime bien. Mais moi, je me disais que dans la vie de tous les jours, un chien, on l’a quand même au minimum pour quinze ans… enfin, quinze ans quoi, et je voulais… Je me suis dit, j’aimerais bien un chien, tu vois, si j’ai des enfants, qu’il puisse rester avec eux, même si un staff et tout ça, ils font bien le travail, il y a pas de problème. Mais je veux dire… Ouais, c’était plus… c’était beaucoup plus simple, quoi, je pouvais anticiper ses réactions. Et puis, ça reste un chien quand même qui est de taille relativement… pas petite, ils appellent ça race moyenne, mais bon voilà, il fait bien 70 centimètres au garrot, quoi. Donc c’est pas… voilà, c’est un petit chien sans trop l’être, et puis on voulait un chien aussi intelligent pour pouvoir un petit peu s’amuser avec lui. Du coup, on l’amène, on fait des séances de dressage, tout ça, il connaît des tours, c’est sympa. Ça nous occupe aussi.
L : Vous lui faites quoi, comme tours ?
M : Oh bah pour l’instant, les trucs classiques parce qu’on a pas trop le temps. On fait : assis, couché, la patte. Il tourne, il roule, il s’en va, il revient, il sait : pas bouger, enfin… Ouais, voilà, pour l’instant les basiques, enfin…. Là, on commence à faire un petit peu de vrais mouvements, donc il passe entre nos jambes, quand on marche. Mais du coup, il est tellement gourmand que c’est vachement (13) facile en fait à dresser, quoi. Il y a tout qui l’intéresse. Voilà.
L : Bon bah merci.
M : Bah merci à toi, de rien, c’est volontiers (14). Bon, la prochaine fois, on va… On essaiera de parler de ton chat du coup !
L : Ah oui !
M : Parce que tu m’as dit tout à l’heure que tu avais un petit chat.
L : Oui, une grosse boule de poils.
M : Donc voilà. On parlera de la folie des chats. Bon, bah à la prochaine (15) à tout le monde !
L : Ciao.
M : Abonnez-vous !

Des explications :
1. Salut: façon familière de dire bonjour.
2. En effet : Cette expression sert à approuver et est synonyme de : c’est ça, c’est vrai.
3. Déjà = pour commencer
4. sur Marseille = à Marseille
5. déjà : ici, c’est un autre sens de ce mot. Il annonce l’idée de « Je me souviens plus ». C’est un peu comme « Au fait ». C’est une tournure orale, quand on demande à quelqu’un de nous repréciser quelque chose dont on n’est plus très sûr. Par exemple : Qu’est-ce que tu fais déjà ? (= j’ai oublié ce que tu fais comme métier)
6. un partiel : un examen, un test (à l’université)
7. on s’arrange : on s’entend, on se met d’accord pour faire au mieux.
8. En tout comptant : normalement, on dit : en comptant tout. Mais dans la tête de Mélodie, il y a téléscopage entre cette expression et « en tout ».
9. faire la pantoufle : faire le paresseux, ne pas faire grand chose, en restant à la maison. (Là où on porte des pantoufles, des chaussons.) On emploie aussi l’adjectif : pantouflard.
10. Des grattouilles : c’est quand on gratte la tête d’un chien par exemple. (familier)
11. Il ne me gêne vraiment pas / Il ne m’embête vraiment pas : ce n’est pas du tout une charge, ce n’est pas compliqué de s’occuper de lui, parce qu’il est sage et pas exigeant.
12. Un appart : abréviation familière de appartement.
13. Vachement : très (terme familier, uniquement oral)
14. C’est volontiers : on emploie cette expression pour répondre à quelqu’un qui nous remercie pour un service qu’on lui a rendu ou qu’on va lui rendre. = Je l’ai fait volontiers / Je le ferai volotiers, ce n’est pas du tout un problème.
15. A la prochaine : à la prochaine fois. (familier)

Aviez-vous écouté Manon, une autre étudiante, parler de ses animaux de compagnie ? C’est ici.

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